ATTAC-54

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À lire dans la presse

Nous vous proposons ici une sélection d’articles parus dans la revue Politis ces dernières semaines :

Economie et social

Ecologie

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Attac est une association qui milite pour la justice fiscale, sociale et écologique, et qui conteste le pouvoir pris par la finance, les banques et les multinationales sur les citoyens et la nature.

Les adhésions et les dons sont les principales ressources de l’association,  elles lui permettent d’agir en complète indépendance.

En adhérant à Attac, vous soutiendrez cette indépendance et pourrez rejoindre notre  Comité Local. Vous pourrez ainsi, si vous le souhaitez, participer activement aux campagnes et actions que nous menons.

Vous recevrez également le journal trimestriel Lignes d’Attac, par courrier ou courriel. Lien pour adhérer : https://france.attac.org/agir-avec-attac/adherer#sous

CAC 40 et pandémie (Édito – juin 2021)

51 milliards d’euros distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40, l’équivalent des budgets cumulés des ministères de l’Écologie et de la Solidarité, voilà le bilan d’une année de pandémie avec blocage partiel de l’économie.

Que les riches profitent souvent des crises n’est plus une surprise pour grand monde, mais cette fois-ci on peut s’interroger plus particulièrement sur le rôle joué par l’État. En effet, les profits cumulés des entreprises du CAC 40 s’élevaient à 37 milliards d’euros en 2020, alors que les actionnaires ont perçu 51 milliards, soit 137 % du profit global. Voilà donc où sont passés une partie des aides de l’État et de l’argent injecté par la Banque Centrale Européenne pour soutenir la trésorerie des entreprises…

En 2005 les aides aux entreprises s’élevaient à 50 milliards, en 2015, elles atteignaient 150 milliards, et avec la crise sanitaire, des milliards ont été ajoutés aux milliards, non pas pour organiser une économie décarbonée et moins inégalitaire, mais pour préserver la rente… En fait, nous assistons à un détournement massif et incontrôlé de l’argent public pour satisfaire des intérêts privés. Il est plus que temps de mettre fin à cette situation !

Mobilités dans la Métropole du Grand Nancy

2021 est une année décisive en matière de mobilités dans le sud de la Meurthe-et-Moselle. Voilà déjà un an qu’on été élus les maires et leurs conseils municipaux pour un mandat d’un peu moins de 6 ans. En ce mois de juin 2021, nous élisons les Conseillers Départementaux et Régionaux, qui ont aussi des compétences importantes en matière de mobilité. Or sur ce sujet, l’essentiel de l’action politique se joue sur le temps long. En effet, l’aménagement du territoire est le levier d’action majeur pour encourager des changements de comportements à même d’enclencher la transition écologique et sociale. Mais ce sont des aménagements coûteux qui prennent du temps et qui peuvent être risqués politiquement. Les grandes orientations doivent donc se prendre en début de mandat pour espérer en voir les effets avant la fin.

En regardant de loin, nous pourrions penser que la Métropole adopte une démarche intéressante en convoquant les Assises de la Mobilité en ce moment même. Elles sont censées mettre autour de la table tous les acteurs concernés, élus, entreprises et associations, pour réfléchir aux grandes orientations et permettre d’adopter un plan cadre : le Plan Métropolitain des Mobilités (P2M) à intégrer au Plan Local d’Urbanisme. Malheureusement, la méthode pèche sur plusieurs points.

• Les élus ne semblent pas avoir de cap politique clair. Il nous est difficile de leur faire admettre que les enjeux majeurs sont de réduire nos émissions de CO2, la pollution de l’air, les nuisances sonores, les risques sanitaires, les fractures sociales. Il ne s’agit pas seulement de construire 200 km de pistes cyclables pour respecter le programme électoral ou de réduire les dépenses budgétaires.

• Les élus mènent le débat dans une grande confidentialité. Les Grands-Nancéiens ne savent pas ce qu’il se dit et aucun temps d’échange n’est prévu pour faire une place au débat démocratique. La plateforme numérique publiques « je participe » et la journée publique du 3 juillet ne changeront pas grand chose.

• Enfin, la Métropole lance déjà des études dans tous les sens à court ou moyen terme sur tel ou tel aspect, sans vision globale et sans vraiment consulter les associations. Elles concernent par exemple la restructuration du quartier Nancy Grand Cœur, le report du tram ferré, de nouveaux sites propres pour les transports en commun, le viaduc Kennedy fragilisé, etc.

Il nous faut confronter les plans qui prennent le problème des mobilités dans son ensemble, comme un système qui relie les habitants entre eux à l’échelle du bassin de vie, avec des réseaux à sérieusement requalifier pour répondre aux objectifs écologiques, sociaux et démocratiques.

Continuons à signer et à faire signer l’appel que nous avons lancé pour un plan des mobilités ambitieux : https://as-eden.org/appel-pour-un-plan-des-mobilites-ambitieux-sur-le-territoire/

Hadrien Fournet

Non à la double peine

Après plusieurs tentatives infructueuses, le collectif de jeunes migrants a finalement été reçu par le Préfet de Meurthe-et-Moselle, sans que celui-ci entende la détresse dans laquelle se trouvent plusieurs dizaines de leurs camarades. Il a en effet défendu sans hésitation le refus qu’il leur oppose de rester en France, en mettant en cause les consulats de leurs pays ou encore le Conseil Départemental …

Par son refus d’accorder des titres de séjour, le Préfet continue donc à interrompre des apprentissages dans lesquels des patrons s’étaient pourtant impliqués. Il ignore ainsi  l’offre d’emplois qui existe pour conforter l’hostilité d’une partie des électeurs ou futurs électeurs de Macron. Quant au Conseil Départemental, même s’il s’oppose publiquement à la politique du Préfet, il refuse pour l’instant de prolonger de manière significative les contrats « jeunes majeurs » qui les protègent de la précarité.

Espérons que les militants de RESF et les jeunes eux mêmes empêcheront  cette application de la double peine !

À lire dans la presse

Voici des liens vers une sélection d’articles de la revue Politis :

Ecologie

Economie et social

Macron joue avec le feu (Édito – mai 2021)

Tout le monde se souvient de la manière dont Emmanuel Macron a réussi à se faire élire en s’opposant à Marine Le Pen. Il fallait éviter le pire, et lui se disait progressiste. Or, si le Front National, devenu Rassemblement National, a en grande partie construit sa popularité en stigmatisant les étrangers, Macron n’a pas non plus montré jusqu’à présent beaucoup de sollicitude à l’égard des migrants.

S’appuyant sur la politique sécuritaire de l’Europe, le gouvernement français n’a fait qu’aggraver au fil des mois les conditions d’accueil des exilés. Aujourd’hui encore, à la frontière italienne, à Calais ou à Paris, c’est l’hostilité qui prédomine à l’égard de ceux qui demandent l’asile. Le sort réservé aux mineurs non accompagnés est emblématique à cet égard. Alors que plusieurs associations viennent de saisir le Comité des droits de l’enfant de l’ONU pour réclamer une enquête sur les « violations graves et systématiques » de leurs droits en France, on assiste à une recrudescence des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) qui condamnent de jeunes migrants à abandonner leur apprentissage en cours… A moins d’un an de la présidentielle, alors que les ministres du Travail et de l’Education Nationale ont été interpellés, les préfets continuent à organiser l’expulsion de jeunes qui ne demandent qu’à étudier et travailler en France.

Tout semble donc indiquer que Macron a choisi de mener principalement sa campagne sur le terrain de prédilection du Rassemblement National : l’immigration. La loi « contre les séparatismes » est là pour le confirmer. En agissant ainsi, il risque fort de valider la politique de Marine Le Pen…  Contre cette logique, les forces démocratiques ont l’obligation d’agir pour contraindre l’État français à retrouver le chemin d’un accueil digne et humain des réfugiés.

Les jeunes sans-papiers meurthe-et-mosellans, lors du défilé du 1er mai

Marche D’Après (9 mai 2021)

Le projet de Loi Climat et Résilience, concocté par le gouvernement pour verdir la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, a été jugé très largement insuffisant par celle-là même qui était censée en être l’inspiratrice : la Convention Citoyenne pour le Climat.

Le premier acte de la mobilisation nationale contre ce projet de loi au rabais, complètement décalé par rapport aux réels enjeux du dérèglement climatique en cours, s’était déroulé le 28 mars dernier, avant l’examen du texte par l’Assemblée Nationale. Sans surprise, celle-ci a voté le texte sans sérieusement examiner les nombreux amendements déposés pour en rehausser les ambitions.

Le deuxième acte s’est déroulé le dimanche 9 mai, veille du passage de la loi devant le Sénat, qui a encore la possibilité de rectifier le tir.

A travers le collectif de la Marche d’Après, initié par le groupe local Greenpeace, 40 associations et organisations nancéiennes, dont Attac-54, ont appelé à manifester dans les rues de la ville pour signifier leur volonté de voir la question climatique traitée avec plus d’ambition. Entre 1000 et 1200 personnes ont répondu à l’appel. La météo participa à sa manière à la réussite de la manifestation : alors que le temps était frais et humide depuis des semaines, la journée fut chaude et ensoleillée, comme une forme de témoignage du réchauffement climatique…

Après les prises de paroles de plusieurs associations, dont Attac-54 par la voix de son président Joël Lopparelli, la marche partit de la place Simone-Veil pour traverser le centre-ville avant de rejoindre la place Carnot. Elle fut ponctuée de plusieurs sit-in. Au passage, les manifestants apportèrent leur soutien aux occupants du théatre de la Manufacture qui se battent sans relâche depuis des semaines pour le maintien de leurs droits sociaux et qui eurent là une tribune pour faire part de leurs revendications. Enfin, place Carnot, terme de la marche, plusieurs associations de l’agglomération tinrent des stands d’information pour prolonger la dynamique de la journée.

Les militants d’Attac-54 distribuèrent des tracts sur la place Simone-Veil, avant le début de la marche, et portèrent une banderole expliquant notre combat en faveur du climat : « Pas de justice climatique sans justice fiscale et sociale ».

Vous pouvez télécharger ici le tract contenant les propositions d’Attac sur ce sujet :

Solidarité avec Gaza !

La population civile de Gaza est la principale victime des bombardements d’une intensité et d’une violence sans précédent de l’armée israélienne. Le bilan humain, 240 morts dont 62 enfants à Gaza et 12 morts en Israël, témoigne d’une part de la violence de ces bombardements, qui constituent un crime de guerre commis par l’État israélien, et d’autre part de la disproportion des forces en présence. Le bilan matériel est aussi très lourd à Gaza. Des milliers de logements sont à reconstruire et la lutte contre la Covid-19 est à reprendre.

Les Gazaouis ont besoin de vous, votre don sera un témoignage de votre solidarité envers ces Palestiniens qui depuis 2007 vivent sous blocus israélien et viennent de subir une quatrième guerre. La précédente, en 2014, avait fait 2500 morts. La capacité de résilience des Gazaouis permettra de reconstruire leur pays, avec vous !

Pour faire un don :

•  cliquez sur le lien : https://vu.fr/DZsD

• ou envoyez un chèque (à l’ordre de : AFPS de Lorraine Sud) par courrier à AFPS de Lorraine Sud -7 rue Pierre Seguin 54500 Vandœuvre les Nancy

Un adhérent d’Attac-54 distingué par un prix littéraire

Benoît Fourchard, membre de notre Comité Local, a été récompensé par le prix Georges Sadler 2020, pour son recueil de nouvelles Humeurs (aux Editions Lunatique).

Le prix, décerné par la commission littéraire de l’Académie de Stanislas, a été remis à Benoît Fourchard le 18 avril dernier à l’Hôtel de ville de Nancy.

Nos plus chaleureuses et admiratives félicitations à l’heureux lauréat !