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Nancy Thermal : en attente du jugement

(Le Bien commun)

Des membres de l’association Le Bien Commun et quelques élus ont engagé depuis deux ans un recours contre le contrat de concession accordé à Bouygues et Valvital pour la mise en oeuvre du projet de transformation de Nancy Thermal tel qu’il a été décidé par la Métropole du Grand Nancy.

Un projet qui remplace la seule piscine olympique de plein-air de l’agglomération par une autre deux fois plus petite, reléguée le long d’une rue très empruntée par la circulation automobile.

Un projet qui fait passer le tarif d’entrée de 4,50 € à 6 €, et à 16 € pour deux heures à la piscine ronde.

Un projet immobilier, commercial et financier dans lequel les contribuables injecteraient 76 millions d’euros pour alimenter des dividendes estimés à 87 millions d’euros, selon les chiffres du contrat.

Et que dire de ces cubes de couleur noirâtre plaqués sur un patrimoine Art Nouveau qui vient d’être inscrit aux Monuments Historiques ?

L’audience a eu lieu mardi 2 mars au Tribunal administratif de Nancy. La rapporteure publique, chargée d’instruire le dossier et de donner un avis aux juges, a donné raison aux requérants : elle a estimé que les subventions publiques prévues par le contrat au profit du concessionnaire privé sont illicites. Elle a proposé en conséquence l’annulation totale du contrat.

Le jugement est attendu dans quelques semaines.

Nancy, le 3 mars 2021

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Après les municipales

A l’occasion des dernières élections municipales, ATTAC avait initié une démarche qui a permis à 16 associations d’élaborer des mesures à soumettre aux différents candidats. Aujourd’hui, alors que la ville de Nancy et la Métropole ont changé de majorité, nous proposons aux différentes associations de se retrouver pour faire le point sur les suites à donner à la démarche engagée ; l’enjeu étant de se positionner par rapport à l’action des nouveaux élus tout en approfondissant la démocratie locale.

Quel monde pour demain ? (Édito – février 2021)

La crise que nous sommes en train de vivre, en s’installant dans la durée, a fini par dépasser largement la seule question sanitaire. Elle nous met à la croisée  des chemins et nous pose l’interrogation du monde dans lequel nous souhaitons nous engager. Celui que nous proposent les profiteurs de la crise, et en premier lieu les géants du Net, dont Amazon est l’un des plus emblématiques avec un patron qui a vu sa fortune personnelle s’envoler avec l’explosion du e-commerce, mais aussi les laboratoires pharmaceutiques, dont les dividendes vont grimper à la faveur de la crise sanitaire. Ou bien un monde plus solidaire, plus écologique et moins consumériste, timidement entrevu lors du confinement du printemps dernier.

Force est de constater que cette crise a accéléré la numérisation de notre société : le télétravail s’est durablement installé dans le paysage, l’Université semble avoir trouvé dans les cours à distance la solution à ses problèmes de locaux, on nous invite avec insistance à privilégier la télé-médecine, Netflix et ses équivalents de vidéos en ligne ont rencontré un fort engouement, le e-commerce a connu une progression sans précédent, les réseaux sociaux n’ont jamais été autant plébiscités, le paiement sans contact est devenu la règle.

Contrairement à certaines idées reçues, l’impact écologique de cette numérisation est pourtant loin d’être anodin : les serveurs et data-centers effroyablement énergivores, le coût écologique de la fabrication et du recyclage des multiples outils numériques qui ont envahi notre quotidien, l’émission de gaz à effet de serre et la surconsommation liée au e-commerce en sont quelques exemples. La circulation et l’utilisation des données personnelles est également un enjeu de taille.

Saurons-nous maintenir cette intrusion du numérique dans nos vies à un niveau raisonnable, compatible avec une société libre de ses choix et avec la sobriété énergétique qui sera nécessaire pour limiter les effets du réchauffement climatique ?